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En lien avec le séminaire “Santé mentale, regards de philosophes”, qui propose un regard historiographique sur l’appréhension par la philosophie de la santé mentale, la Chaire vous propose de découvrir le spectacle “Je pars sans moi” d’Isabelle Lafon, qui reprend le témoignage d’une femme internée à Sainte Anne à la fin du 19ème siècle.
Conception et mise en scène Isabelle Lafon.
Du 17 janvier au 12 février 2023 à La Colline – théâtre national, Paris 20e.
Du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h.

Des mots d’une femme internée en 1882 à Sainte-Anne, les Impressions d’une hallucinée extraits de la revue L’Encéphale, Isabelle Lafon et Johanna Korthals Altes nous dirigent aux frontières du désarroi mental, celui qui peut tous nous toucher, nous traverser de façon plus ou moins aiguë ou prolongée. Imprégnées de ces écrits et de rencontres avec des psychiatres, des enfants ou adultes hospitalisés, elles font de ces récits une traversée personnelle et délicate vers la folie d’où surgissent des confidences, subversives et furieuses comme de petits éclats de verre. Il ne s’agit ni de dire que nous sommes tous en état de folie, ni de réfuter la normalité, mais plutôt de les mêler pour apprendre à se croiser, s’écouter, se rencontrer. Accepter avec fragilité de voir le lointain dans le proche. Laisser un vent de folie souffler jusqu’à nous bousculer.

Poursuivre la réflexion sur la santé mentale

“Santé mentale : regards de philosophes”, séminaire coordonné par Eva Liévain, enseignante de philosophie au lycée. En partenariat avec le rectorat de Paris et le Lab’ Sorbonne Université.

Ce séminaire se propose de mobiliser les ressources historiques et conceptuelles de la philosophie pour interroger à nouveaux frais la notion de « santé mentale ». Le but de ce séminaire n’est pas tant de reconstruire la ou les généalogies de la « santé mentale » que d’en interroger la teneur proprement conceptuelle pour, ce faisant, en mesurer toute la portée philosophique, y compris là même où le mot est absent. L’enjeu de ce séminaire vise à chercher en quoi les philosophes de la tradition, bien que précédant la révolution freudienne, peuvent fournir des outils susceptibles de venir nourrir la psychiatrie contemporaine, mais aussi de sonder les raisons pour lesquelles la « santé mentale » n’avait pas chez ces penseurs la forme que nous lui connaissons. Ainsi, les intervenants sont invités à pratiquer un « anachronisme contrôlé » (N. Loraux), dans le but non pas de réduire les distances historiques, mais de faire de celles-ci autant d’atouts pour relire les philosophies du passé et offrir de nouveaux éclairages sur notre présent.

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