Séminaire interprofessionnel: «Ethique et décision en santé»

Séminaire interprofessionnel: «Ethique et décision en santé»

Le séminaire interprofessionnel « Ethique et décision en santé » aura lieu à Toulouse à l’hôpital Pierre-Paul Riquet, dans l’amphithéâtre du centre d’enseignement et de congrès (CEC) de cet établissement, le jeudi 19 décembre après-midi à 13h30. Il s’agit d’un séminaire organisé par les facultés de médecine, en lien avec le CHU de Toulouse, en partenariat avec l’Espace Régional Ethique Occitanie et avec la Chaire de Philosophie à l’Hôpital. Il est ouvert à tous les professionnels de santé et aux professionnels administratifs.

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Nouveau D.U. : « La relation médecins-soignants / patients, consciente et inconsciente »

Nouveau D.U. : « La relation médecins-soignants / patients, consciente et inconsciente »

« La relation médecins-soignants / patients, consciente et inconsciente » : ce nouveau Diplôme Universitaire vient d’ouvrir à l’Université Clermont-Auvergne, en partenariat avec le CHU de Clermont-Ferrand, l’Université des Patients, la Faculté de Médecine Sorbonne Université, l’Association “Médecine et Psychanalyse dans la Cité” et la Chaire de Philosophie à l’Hôpital !

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Bertrand Quentin – Penser le concept de handicap

Bertrand Quentin – Penser le concept de handicap

Nous avons vu que la question de l’identité en lien avec le handicap se posait sous une première forme, celle qui rejoint l’interrogation sur la réalité même d’un concept du handicap. Y a-t-il quelque chose de commun aux différents types de handicap qui permet d’user du même terme et de reconnaître chaque porteur de handicap comme appartenant à un groupe (« les handicapés ») ? La question de l’identité est celle de la reconnaissance d’une identité commune, groupale.

Le mot « identité » apparaît dans deux types de discours, celui des acteurs, des militants et dans celui des chercheurs qui l’utilisent à des fins d’analyse. Un conflit entre ces deux emplois apparaît si l’on se soumet à une norme unique de vérité. L’efficacité associative n’est pas la visée du chercheur et pourtant ce dernier ne peut que constater la réalité performative que nous avons évoquée durant l’intervention.

Y a-t-il identité d’un groupe appelé « groupe des personnes handicapées » ? Y a-t-il un concept robuste du handicap ?

Il y a une convergence d’intérêt en terme anglo-saxon de lobbying et il y a production réelle d’une identité énergisante de militance commune. La contradiction peut néanmoins exister entre ces différentes conceptions. Le but est-il d’affermir son identité de groupe oppressé pour en tirer des avantages sociaux ou vise-t-il à diluer cette identité de groupe pour une assimilation citoyenne sans essentialisation de notre différence ?

C’est ce qui traverse les sociétés d’aujourd’hui et la société américaine peut sembler bien différente de la société française avec des gains et des pertes de type différents.

Le handicap est un concept relatif, une situation qui s’accroît ou diminue selon le degré d’investissement d’une société à son égard. Plus on vit dans une société qui n’a aucun recul par rapport à la part de relativisme qui la conditionne, plus le handicap sera une réalité essentialisée. Inversement, une société qui a compris l’impact de son modèle social peut déréaliser le handicap.

Mais cela ne se fera pas de manière absolue. Le réel résiste, on l’a dit. Il reste un peu de souffrance dans le handicap, toujours non soluble dans l’organisation sociale la mieux pensée. Faire du handicap seulement une « fiction sémantique » produite par notre société, c’est occulter la résistance du réel, l’oppression que peut constituer une souffrance naturelle par delà l’oppression qui ne serait issue que de la société (Ce sont les limites d’un Foucault par rapport à la souffrance psychique de la folie). Si l’histoire a fait disparaître certains groupes handicapés, les myopes, les « polios », cela n’a pas valeur universelle. Le fait du handicap n’est pas appelé à s’évanouir simplement sous le souffle de la fée « science et société ». Le « modèle social » dans les sciences sociales comme unique prisme de jugement peut alors être une tentation subtile de faire disparaître les personnes handicapées, de les faire taire dans la singularité de leur « être-au-monde ». Il nous faut prendre acte qu’il y a une souffrance non soluble dans la disparition des marqueurs sociaux du handicap.

Nous continuerons donc à préconiser une approche du handicap qui soit multifactorielle.

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Samuel Lepine – Médecine, Philosophie, et Rationalité

Samuel Lepine – Médecine, Philosophie, et Rationalité

La médecine n’a jamais été aussi efficace qu’elle ne l’est aujourd’hui. Nous sommes parvenus en effet à éradiquer certaines maladies, à allonger considérablement notre durée de vie moyenne, et nous sommes en mesure de traiter désormais de nombreux cancers. Pourtant, nous voyons également en même temps fleurir de nombreuses formes de complotisme médical, qui incitent à rejeter la médecine dite « conventionnelle » au profit de nombreuses autres formes de médecine dont l’efficacité n’a jamais été prouvée. Une analyse rapide de la situation pourrait nous conduire à penser que nous sommes tout simplement devenus irrationnels. Cette conférence s’attachera au contraire à distinguer les différentes formes de rationalité (instrumentale, cognitive, épistémique), qui encadrent notre rapport à la médecine aujourd’hui. Nous essaierons de mettre au jour un certain nombre de failles dans notre rationalité épistémique, qui peuvent contribuer à expliquer ce rejet de la médecine conventionnelle, et nous nous arrêterons en particulier sur certains biais cognitifs classiques auxquelles nous sommes particulièrement sujets. Nous présenterons enfin un certain nombre d’outils issus de l’esprit critique et de la philosophie qui pourraient nous permettre de lutter contre l’influence de ces biais.

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