De l’utilisation du baclofène dans l’alcoolisme par Bernard Granger

De l’utilisation du baclofène dans l’alcoolisme par Bernard Granger

Les dialogues de la chaire, séance du 14 juin 2017
Bernard Granger

Bioéthique et recherche médicale

Étude de cas : quelles leçons tirer de l’histoire récente de l’utilisation du baclofène dans l’alcoolisme ? par Bernard Granger

Le cours est accompagné d’un document à lire au fil du visionnage : téléchargez-le.

Depuis la publication du Dernier Verre (Denoël, 2008) d’Olivier Ameisen, une auto-observation sur les effets du baclofène à fortes doses sur son addiction à l’alcool, de nombreux travaux scientifiques ont confirmé l’intérêt de cette molécule dans cette indication. Pourtant, son utilisation se heurte à des réticences, des freins, des oppositions, du dénigrement, surtout, paradoxalement, de la part de nombreux addictologues.

Il convient d’exposer les faits principaux de cette histoire à la fois hors du commun et symptomatique, en analysant le rôle des médecins, la place des patients et des associations, les décisions des autorités sanitaires et l’attitude de l’industrie pharmaceutique à mesure que s’est affirmée cette avancée thérapeutique.

Avec les ouvrages :

Ameisen Olivier, Le Dernier Verre, Denoël, 2008.

Beaurepaire Renaud (de), Vérités et Mensonges sur le baclofène, Albin Michel, 2013.

Bernard Granger est professeur de psychiatrie à l’université Paris Descartes et dirige l’unité de psychiatrie ambulatoire de l’hôpital Tarnier (Assistance publique – hôpitaux de Paris). Il est l’auteur de Les Borderlines, avec Daria Karaklic, Odile Jacob, 2012.

Il est sur Twitter @GrangerBernard et tient le blog Dernières nouvelles du front.